Dans ce texte, lauteur crée une dimension fantastique par lambiance oppressante quil installe peu a peu, notamment par la présence de lusine de crémation « qui laisse flotter son nuage acre et lourd au dessus de la vallée », quil montre à la ligne 5.
Le décor, dune morosité extrême, contribue à cette ambiance fantastique et pré-apocalyptique, composé de paysages industriels et dimmenses tours de béton inanimées.
Lorsque, à la ligne 12, lauteur dit que « peut-être ces fenêtres et ces portes sont murées, aveugles, et que plus personne ne peut sortir de ces murs, de ces appartements, de ces caves ? » ; il crée chez le lecteur un sentiment de malaise et de peur.
On imagine aisément cette vision sinistre, ces immenses blocs de pierres, trônant fièrement dans ce paysage sans vie, où même la végétation semble sêtre endormie dans un éternel hiver.
Les habitants de cette cité sont le reflet de ce paysage, lauteur les présente à la ligne 16 comme « des fantômes sans ombre, insaisissables, introuvables, aux yeux vides, perdus dans lespace, sans chaleur »
Cest cette peur qui sinstalle lentement chez le lecteur qui constitue tout le coté fantastique du texte, car ce paysage désolé parait être issu des plus noirs de nos cauchemars ou dun angoissant film dhorreur.