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- Sunday, May 6th, 2012 at 11:19:58pm MDT
- Témoignage authentique d'un pompier qui est intervenu en tant que secouriste bénévole auprès de divers blessés durant la manif/émeute de Victoriaville, le 4 mai 2012. C'est assez long, mais ça vaut VRAIMENT la peine d'être lu intégralement.
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- par : Guillaume Aspireault-Massé
- Voici mon long témoignage de médic, pour la version courte ben si un jour je vous croise je vous la ferrai verbalement. Je suis poche en français donc pas de commentaire à ce sujet.
- J’étais également présent à ce massacre, je vais être franc avec vous il s’agit d’une première expérience pour moi. En effet, suite aux évènements récents, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai pris la décision de faire mon devoir de citoyen. En un premier temps allez faire comprendre mon mécontentement au gouvernement et ensuite fournir mes connaissances en premier soin, que j’ai acquis au cours de mes année en tant que pompier et mes formations de premier répondant, aux victimes d’acte violent contre leur personne et ce autant du côté manifestant que du côté policier, si la situation me le permet.
- Vendredi, j’ai connu l’horreur, je suis habitué de voir des gens dans de fâcheuse position, mais de savoir que tout les personnes à qui j’ai porté soin son victime de violence et ce de la part de ceux qui devrait justement les protégés, j’en reviens tout simplement pas. Une vitrine ou un œil? Faut croire que c’est la vitrine qui l’emporte.
- Donc, mon récit des évènements. J’arrive au Wal-Mart quand la manifestation ce met en branle. Je suis accompagné de camarades qui sont habitué d’allé manifester. Nous nous sommes rapidement rendus aux barrières installées autour du Victorin. Barrière qui soit dit en passant n’avais pas l’air d’être installé pour retenir les manifestant, mais plutôt pour bien paraîtres devant les kodaks et les caméras. À ce moment je me suis séparer de mon groupe pour patrouiller la manifestation. Pas même le temps de me tourner que certains manifestants avait déjà traversé la barrière d’acier ou devrais-je dire la barrière de carton. Faudrait raconter l’histoire des trois petit cochon à la SQ, car ils n’ont pas l’air de la connaitre.
- Par la suite, après environ 2 minutes, trois poches de peinture sur les flics et deux fumigènes de la part des manifestants, les masques à gaz sont vite apparu et les gaz tout aussi rapidement envoyé dans la foule. Comme première expérience, je peux témoigner de la rapidité des symptômes créé par les gaz. Je me suis rapidement rendu derrière un petit bâtiment face au Victorin. De la j’ai commencé à traiter des gens affecté par les lacrymogènes. Des GENS, pas seulement des étudiants, des enfants, des parents, des grands-parents, etc.
- Je me suis vite redirigé vers le Victorin pour trouver des gens à soigner. Pas la peine d’essayer de m’y rendre que déjà une grenade explose à 10 pieds de moi et la j’en ai eu pour la peine, wow, j’ai beau être former au contrôle de la respiration et toute sorte de technique pour faire face à des situations d’environnement remplis de gaz toxique et de fumés, mais la oubliez ça y a rien a faire à part fuir.
- Enfin, mes esprits reviennent après m’être auto soigné et aidé encore et encore des gens. Je suis à nouveau retourné comme un masochiste vers le Victorin, pour soigner et aider des gens. J’étais vêtu d’un manteau jaune réfléchissant avec des croix rouge, donc facile à repérer, surtout du haut de mes 6' 4''. C’est alors qu’un individu m’interpelle, pour un manifestant gravement blessé. Rapidement, je m’y rends où je constate la présence d’un autre médic, soit une infirmière. Je lui prête assistance, pour constater que la victime avait reçu un projectile sur la tempe. L’oreille dans un mauvais état et un saignement abondant qui sortait de l’oreille. Tout le monde parlait d’une ambulance qui arrivait, mais en réalité il ne s’agissait que d’une rumeur.
- Des patrouilleurs se sont présenté non loin de nous, pour finalement rebrousser chemin, surement qu’ils avaient peur des manifestants. Par la suite, voilà qui arrive deux autres patrouilleurs un peu plus courageux, qui s’approchent de nous sans vraiment venir nous prêter main forte, tous deux parlant au téléphone cellulaire. Enfin, je me suis dit les ambulanciers vont bientôt arriver. Et non, tout ce qui s’approchait de nous c’est une foule fuyant l’anti-émeute, qui lançait toujours des l’lacrymogène vers nous. « Merde », je me suis exclamé aux patrouilleurs, « dites leurs de pas venir ici, on a une victime dans un sérieux état » Vraiment deux amateurs pire que moi encore. Dans la foulé nous avons du déplacer la victime à 3 reprises, car l’ambulance n’arrivait toujours pas et l’anti-émeute continu d’attaquer. Et deux, patrouilleur, qui semble ne pas être en contrôle de leurs esprits ne font que nous regarder sans faire quoi que soit. Suite au troisième déplacement, nous semblions être en sécurité de l’anti-émeute et enfin l’ambulance approches.
- La victime évacué, je peux enfin retourner dans l’action pour soigner d’autre gens. En repartant vers le coin de rue ou ce passe l’action, je vois nos deux patrouilleurs se faires remettre, par un autre policier des radios portatif, WTF, la police pas de communications, j’ai jamais vus ça. Merde nos imbéciles, faites une plainte à la CSST, il est clair qu’il y aura des réprimandes envers vos supérieurs.
- Pas le temps de retourné dans l’action, encore interpellé, un homme à reçu une balle de plastique sur la jambe et l’artère fémorale, aurait peut-être été atteint, donc hémorragie interne. Encore une foi, par chance une infirmière soigne la victime. Je prends en charge de trouver une ambulance. Au moins à ce moment, seulement 10 minutes on prit avant d’avoir des soins de paramédicaux.
- Je tente encore de retourner vers le centre, mais une autre personne est atteinte à la jambe par une balle de plastique. Je l’amène rapidement vers l’ambulance qui traite déjà l’autre victime à la jambe.
- Par la suite, je m’en vais vers le magasin meuble, où je peux constater encore une foie les violences autant du coté manifestant que du côté policier. À ce moment, je retrouve mon groupe du départ. Qui m’accompagne dans ma patrouille à la recherche de victime de la police.
- Voilà qu’on m’interpelle à nouveau, pour un manifestant ayant reçu une balle de plastique dans le visage. À mon arriver, la victime à déjà un pansement sur l’œil. Un peu isoler de la foule, mais prêt de l’anti-émeute qui continu à nous charger. Nous sommes très visible pour eux, mais rien ne les reteints de nous charger. Nous avons du déplacer la victime vers un salon funéraire, sous un toit à l’abri de la pluie. Encore une foi des patrouilleurs sons venu vers nous, je leur ai demandé de faire venir une ambulance vers nous. Je voyais très bien l’ambulance au loin qui était derrière l’anti-émeute. Nous avons du attendre 20 minutes pour voir arriver l’ambulance. À sont arrivé je me suis dirigé vers la conductrice, à qui j’ai donné mon topo, elle m’a dit "où est la police", elle ne voulait pas descendre sans présence policière. J’ai du usé d’argument convaincant pour la convaincre de venir porter soin. ***** IMPORTANT MESSAGE À LA FIN DE MON TÉMOIGNAGE. **********
- Par la suite,avec certains des médics présent, nous avons fait un court meeting pour faire un petit inventaire du matériel en notre possession, procéder à des échanges de matériels et aussi essayer de faire un plan d’intervention voyant encore l’anti-émeute derrière nous faire une nouvelle attaque sur la foule. Heureusement, à ce moment la foule semblait vouloir retraiter vers les autobus. Ce fut la fin pour nous.
- Vraiment dans le cadre de mes fonctions de pompier, j’ai vue des choses à faire lever le cœur, mais juste de savoir qu’elle était la cause des horreurs que j’ai vue, me dresse le poil. Je repose la question.
- Qu’est-ce que le peuple choisi la vitrine ou la personne??
- Est-ce possible de revoir le protocole d’intervention de l’anti-émeute??
- L’utilisation des gaz lacrymogène au début de la manifestation me semblait efficace, pourquoi utiliser des balles de plastique qui blesse une SEULE personne, quand une grenade de gaz en fait reculer MILLE??
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- J’AI UN MESSAGE AU INTERVENANTS POMPIERS ET AMBULANCIER. JE CONNAIS TRÈS BIEN LE PROTOCOLE QUI EST DE SÉCURISER LES LIEUX D’UNE INTERVENTION. DANS UNE MANIFESTATION, UNE ÉMEUTE, ETC. MALGRÉS LE CONSCIENT INTELLECTUEL TRÈS BAS D’UNE FOULE, JAMAIS ET JE DIS JAMAIS, MAIS VRAIMENT JAMAIS UN AMBULANCIER OU UN POMPIER, DEVRAIT CRAIDRE POUR SA SÉCURITÉ. AUTANT IL PEUT Y AVOIR DES LOIS NON ÉCRITE DANS LE CADRE DE NOS FONCTIONS, QU’IL Y A UNE LOI NON ÉCRITE AUPRÈS DES MILITANTS ET MILITANTES. « AMBULANCIER ET POMPIER C’EST DON’T TOUCH » AU CONTRAIRE DE CE QUE VOUS POUVEZ CROIRE, LA PRÉSENCE POLICIÈRE POURRAIT PROVOQUER UN ENVIRONEMENT MOINS SÉCURITAIRE POUR VOUS.
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- MESSAGE AU POLICIER: CROIX ROUGE; EN ZONE DE GUERRE LA CROIX ROUGE À TOUJOURS PU PROCÉDER SANS CRAINDRE. EST-CE POSSIBLE AU QUÉBEC DANS UN PAYS CIVILISER COMME VOUS NOUS LAISSEZ CROIRE, DE POUVOIR PORTER LA CROIX ROUGE POUR VENIR EN AIDE À LA PERSONNE PEUT IMPORTE QU’ELLE SOIT MANIFESTANT, ÉMEUTIER, POLICIER, ETC. «CROIX ROUGE DON’T TOUCH »
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